Bonjour à tous,
C'est avec un peu de frilosité que je reprends le fil de mon
écrit sur un outil que j'ai quelque peu délaissé (9 mois,
c'est long...). Je ne me lançerai pas dans les explications du
pourquoi de cette longue absence, davantage sur les raisons de mon
retour.
La première, la plus honnête, est que je suis actuellement en
recherche d'un nouveau défi dans ma vie professionnelle. Disponible
sur la région Rhône-Alpes, je recherche un poste qui puisse
satisfaire à mes compétences et exigences professionnelles. Avis à
la population!
La deuxième, qui n'est pas la raison majeure de la reprise du
blog, mais néanmoins une question qui a toujours animé l'esprit de
cette plateforme: la défense et la promotion de la fonction
documentaire.
Pour défendre cette fonction, je vais me permettre une petite
digression du côté du rapport de la commission Stiglitz. Cette
commission sur la mesure des performances économiques et du progrès
social, mise en place en février 2008, vient de rendre son rapport
final. Basé sur une logique plus humaine de mesure de la croissance
économique, en intégrant la notion de progrès social, le rapport
met en relief la désuétude de l'indicateur du PIB, jugé trop
réducteur. La question du "bien-être"
de la population, de la prise en compte d'indicateurs qualitatifs,
mais également de la promotion d'indicateurs environnementaux sont à
l'étude.
C'est sur ce créneau de la mise en valeur d'indicateurs
qualitatifs que je vais fonder mon argumentaire. Cette commission et
ce qu'elle semble initier est au service de la croissance non
quantifiable, non immédiatement visible mais qui contribue à
l'amélioration de l'environnement.
Prenons un exemple concret, sur l'environnement justement: une
centrale de gestion de déchets quantifie le nombre de déchets
recyclés, traités, l'énergie utilisée pour le faire... De son côté, le particulier effectue ces gestes de gestion des emballages, de
démarche éco-responsable,... Il déploie de l'énergie à récupérer
son eau de pluie, à prendre son vélo plutôt que sa voiture...
Son action n'est pas visible au premier abord, pourtant, il
contribue par l'information et les choix d'action, à son échelle, à limiter les productions de déchets
pesant sur la Planète.
Les deux acteurs sont au service d'une même idée, la protection
de la nature. Chacun le fait selon ses moyens, et avec des actions de
différentes échelles, quantifiables ou non.
Pour en revenir à la nécessaire prise en compte de l'utilité
d'un centre de documentation, prenons l'exemple d'une entreprise, qui
constitue notre environnement « Planète ». Le Service
Production constitue le coeur de l'entreprise, avec des données
quantifiables: productivité, masse salariale, gestion de stock...
Dans cet entreprise, le service documentation gère un support
d'information utile à la production, parfois même une veille marché
ou technologique, pour limiter les pertes voire augmenter les profits
par le positionnement compétitif de l'entreprise. Son action est
invisible, étant donné que le centre de documentation ne produit
pas (ou peu) de résultat au sens économique du terme.
Et pourtant, il oeuvre dans le même sens que le service
Production, mais bénéficie simplement à l'entreprise dans un
domaine non quantifiable: celui d'effectuer des choix stratégiques
éclairés par l'information.
Si l'on part de ce postulat, en ajoutant que la documentation
s'enrichit de statistiques, d'indicateurs pour guider son action, pourquoi donc le recours aux structures de gestion de l'information
est-il si marginal?